Slalom ou vagues ???
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La journée commence par un dilemme et
non des moindres puisque les organisateurs hésitent entre l'option
slalom ou l'option vagues. Bernard Laffont, fervent défenseur du slalom
est opposé à Pascal Joly, le chef juge des vagues. Les locaux, qui
connaissent bien le spot, sont persuadés que les vagues vont arrivées
mais sont incapables de dire quand...
Erik Thiémé, maître des lieux et
également juge de l'épreuve et Pascal partent dans une
discussion soutenue avec Bernard (Berny pour les intimes) , mais celui-ci
n'en démord pas, décide de favoriser le slalom et met les coureurs sous
aperçu à l'issue du briefing de 9H, alors que Yann Sorlut (F60), lui, a
déjà pris possession du spot et balance fronts et back-loops de bon
matin.
Heureusement, mère nature donne raison aux locaux et se met à secouer le
spot avec l'apparation de quelques bonnes séries. Le plan d'eau se
transforme en vrai chantier et les quelques slalomeurs déjà sur l'eau
avec Cédric Bordes (F91) à leur tête commencent à se faire sérieusement
secouer d'autant plus que le célèbre shore-break de l'Almanarre se met
en marche.
A 9h30, alors que les zodiacs commençaient à installer les bouées, Berny,
dans sa grande sagesse, change son fusil d'épaule et annonce le début de
l'épreuve des vagues. |

Les bouées de slalom sont prêtes |

Yann Sorlut est déjà sur l'eau à 8h30 |

Le comité de course se met au travail |

Briefing de 9H : le slalom est annoncé |

Astrid drague les photographes |

Erik Thiémé se bat pour les vagues contre Berny |

Retour au port difficile pour les zodiacs |
Vagues !!!
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Au grand désespoir des slalomeurs, c'est
donc l'épreuve des vagues qui est lancée pour cette deuxième journée de
compétition. Les coureurs sont envoyés par poule de quatre et doivent
réalisés au moins deux sauts (différents !!!) et un surf pour valider
leur hit. Les juges sont installés sur le parking du Robinson qui domine
le spot et sont prêts à noter plus de 60 rideurs qui vont découvrir les
caprices du spot mythique de l'Almanarre.
En effet, le plan d'eau va régulièrement passer de l'ambiance
vagounettes pétoleuses à grosses séries brafougnantes (Les quarts de
finale bénéficieront de conditions dignes des grands jours). Les locaux
partent avec un solide avantage, celui de connaître THE rocher situé
juste devant la zone des vagues et c'est un réel atout puisque c'est
lorsque l'on passe derrière les récifs en les rasant que l'on attrape
les plus belles vagues pour le saut. Mais ce n'est pas simple du tout
et certains
vont découvrir les joies de patauger dans les cailloux. |

Les voile de slalom resteront à terre |

Pierre Moretti s'entraine quand même |

Cédric Bordes aurait préféré slalomer |

Les joies du shore-break de l'Almanarre |

Les rideurs attendent leurs poules |

France 3 Perpignan a fait le déplacement |

Les juges sont en place dans leur cabine |
Les filles
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| On ne va pas de faire de copines,
mais disons-le... En vague, le niveau des filles n'est vraiment pas
terrible. Il y a tout de même Astrid Muldoon F002 qui a envoyé quelques
speed-loops juste devant les juges et la locale de l'étape, Fanny
Aubet F809, qui a fait preuve d'un très fort engagement surtout en saut
avec notamment un monster front-loop digne des garçons. Bien qu'elle
manque encore de ce que son coach (Erik Thiémé) appelle
l'intelligence de course, Fanny a parfaitement su se placer sur son
home
spot pour bénéficier des meilleures séries. Elle se retrouve en
finale opposée à Valérie Ghibaudo F444, championne du monde de vitesse
plus réputée en slalom qu'en vague, mais qui, grâce à sa grande
expérience de la compétition, a su assurer les points nécessaires
pour éliminer ses concurrentes. C'est "logiquement" que Fanny
remporte sa première finale et prend une très sérieuse option sur le
titre des vagues 2009. |

Les filles au départ de leur poule |

Lise Vidal marque des points au surf |

Les filles aussi ont gouté au shore-break |

Astrid Muldoon envoie des speed-loops |

Fanny Aubet envoie et pose le front-loop |

Valérie Ghibaudo en high-jump one hand |

Fanny a fait la différence en saut. |
Les hommes
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Au cours des poules, on remarque
immédiatement certains rideurs qui sortent du lot. Kilian Du Couedic
F777 très aérien (moins à
l'aise à tribord qu'à bâbord comme c'est souvent le cas chez
les bretons !), Vincent Mellouet F716 aussi fort en
vague qu'en freestyle, quelques petits jeunes comme Jo Moncany F817 (à suivre à
mon avis) qui n'a passé que deux tours mais qui n'a rien à regretter
tant il a envoyé tout ce qu'il pouvait, et surtout Yann Sorlut
F60 (vainqueur à Carro l'année dernière contre
Thomas Traversa) qui
est vraiment un cran au dessus (et ce n'est pas une image) de tout
le monde. D'ailleurs, les spectateurs sont tous persuadés que la
première place lui est acquise surtout
lorsque, en quart de finale, il envoie deux back-loops consécutifs à
près de 10 mètres.
Mais, c'est sans compter sur Mathieu Bonno F6, resté assez en retrait
jusque là (stratégie ?), qui élimine Yann en demi-finale. Ce dernier
a raté son hit suite à un saut tout pourri qu'il n'aurait jamais du
tenté et Mathieu, lui, a très bien géré son hit en faisant surtout la différence
au surf. Boosté par cette victoire, Mathieu se réveille, s'énerve,
enclenche la seconde et envoie
des gros back-loops qui vont lui permettre de battre Vincent
Mellouet dans une
finale où les vagues ont un peu déserté le spot. |

Les hommes au départ de leur poule |

Jérome Colin en Push-Loop |

V. Mellouet fort en vague comme en freestyle |

Kilian Ducouedic envoie du lourd |

Quelques Goiter pour contrer les sauts |

Yann Sorlut semble imbattable |

Nicolas Reynes face aux grosses séries |

Pascal Joly : chef juge heureux |

Les célèbres rochers du Robinson |

Mathieu Bonno se réveille enfin |

Le plus gros back-loop de la journée |

Vincent Mellouet en finale contre Mathieu |

Mathieu Bonno répond du tac au tac |

Mathieu est sacré roi des vagues. |
Conclusion
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Organiser une épreuve de planche à
voile représente un énorme travail ; trouver des sous, démarcher les
sponsors, trouver le lieu idéal, planifier, gérer les coureurs (et
leurs caprices... non je rigole), nourrir tout le monde, etc.. Et
pour ça, le bureau de l'AFF a fait un travail remarquable. Quant au
déroulement même de l'épreuve, tout s'est passé à merveille. Il faut
dire qu'avec Bernard Laffont aux commandes entouré d'une équipe de
bénévoles passionnés, il n'y a pas trop à s'en faire. Nous avons assisté à une bien belle
épreuve de vagues. Suspense et conditions parfois
exceptionnelles. A l'issue de cette simple élimination, le
classement est le suivant :
HOMMES
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FEMMES
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- Mathieu BONNO
- Vincent MELLOUET
- Yann SORLUT
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- Fanny AUBET
- Valérie GUIBAUDO
- Astrid MULDOON
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Deux bémols néanmoins (on va encore se faire des copains !!!) :
Le premier concernent le public peu nombreux malgré le superbe
spectacle. Il est fort dommage que l'AFF ait si peu communiqué sur
cet évènement. Pas une affiche dans les surfshops et les clubs
locaux, ni dans la ville de Hyères et généralement une information
surtout véhiculée par les blogs et forums dédiés à la glisse.
Le deuxième concerne le prix d'inscription à la compétition. La
licence FFV (50€) + l'adhésion AFF (50€) + l'inscription à l'épreuve
(50€) = 150 € !!!
Certes, ce sont les championnats de France, mais quelques très bons rideurs locaux que l'on aurait voulu voir évoluer en
vagues n'ont pas voulu prendre le risque de dépenser une telle somme
sachant qu'il y a toujours de nombreuses raisons pour annuler une
épreuve de vagues au dernier moment.
A part ça, bonne continuation à l'AFF et longue vie au windsurf, le
plus beau sport du monde de l'univers. |